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[Débat] Pourquoi les adaptations de jeu vidéo au cinéma sont-elles casse-gueule ?

Jeu Vidéo Written by on

Nous aimerions lancer un débat avec vous en revenant sur ce qui fait qu’une adaptation vidéoludique au cinéma fait généralement un flop.

Depuis son explosion dans les années 80, le jeu vidéo ne cesse d’évoluer, à une vitesse folle, cherchant toujours à aller de plus en plus loin, être toujours de plus en plus beau, cherchant toujours à atteindre la perfection d’image et de narration d’un film. Et si de nos jours c’est désormais chose faite, il n’en fut pas toujours le cas. Pourtant, les petits génies en marketing d’Hollywood ont toujours eu l’envie de se faire un maximum d’argent en adaptant les jeux vidéo à succès au cinéma. Si pour des adaptations comme Warcraft, Final Fantasy ou encore Silent Hill le résultat est vraiment intéressant et fidèle à l’œuvre d’origine, certains de ses films auraient dû rester au stade d’idée.

Des films comme Doom, Super Mario, Resident Evil, Mortal Kombat : Destruction Finale (je mets celui-ci dans la liste, car j’apprécie énormément le premier de Paul Anderson), Max Payne, Assassin’s Creed et j’en passe, ont été des catastrophes monumentales souvent à produire, car les films rentrent à peine dans leur frais, mais le plus souvent à regarder, car confié à des réalisateurs qui ne connaissent la licence que de nom, se contrefout des fans et font le film pour la paye ou par des studios qui chient sur tout ça en même temps. Attention cependant, je ne parle pas forcément du manque de moyen évident de film comme Super Mario ou Mortal Kombat qu’il faut resituer dans leur époque, mais bel et bien de l’histoire des œuvres en elle-même.

Image de Mario et Luigi dans le film de 1993 Super Mario BrosImage de Goro et Johnny Cage dans le film de Paul Anderson Mortal Kombat

Comment un homme a-t-il pu un jour se dire : « Putain Mario c’est génial, ça ferait un film sensationnel ! » si ce n’est pour l’appât du gain que la sortie d’un tel film allait engendrer?? Comment a-t-on pu imaginer ne serait-ce qu’une seule seconde que les fans viendraient à prendre autant de plaisir à regarder un film, qu’à parcourir son univers en se déplaçant où ils le souhaitent, à discuter avec qui ils veulent, à découvrir l’histoire globale au rythme et dans l’ordre qu’ils souhaitent. Pour les jeux de baston genre Mortal Kombat, Double Dragon, Street Fighter, Tekken ou encore King of Fighters, c’est encore un autre débat. Car outre le mode solo, la plupart des joueurs lambda font des combats entre potes et voilà. Donc l’intérêt d’un tel film ce serait encore à la rigueur pour eux de regarder une partie classique, mais avec de meilleurs graphismes.

Mais quand on regarde des adaptations comme Resident Evil, comment peut-on imaginer une seule seconde captivée un spectateur de la même manière que le jeu a captivé des millions d’entre nous en 1996 sur notre PlayStation ou notre Saturn ? Le premier Resident Evil c’était une ambiance, un rythme lent, des décors sublimes qui pouvaient cacher un ennemi à n’importe quel recoin de sa map. Des chiens pouvaient sauter à travers une fenêtre et vous faire hurler devant votre écran tandis que plus tard dans le jeu des corbeaux allaient vous coller une trouille bleue. Un système d’ouverture de porte tellement ingénieuse bien que simpliste, mais qui permettait au joueur d’appréhender la suite du niveau.

Image de Alice dans le film Resident Evil de 2002 par Paul W.S. Anderson Image de Alice dans le film Resident Evil de 2002 par Paul W.S. Anderson

Resident Evil ce n’est pas une meuf qui saute de partout et envoi des coups de tatane à la Jason Statham à n’importe qui qui serait un tantinet défraichi. Ce n’est pas des fusillades à tout va, de la nudité comme on a pu le voir gratuitement au début du film et encore moins des Lickers dès le premier volet. Alors, oui, quitte à marquer sa différence, car on n’a pas compris ce qui avait plu aux fans à l’époque, autant mélanger des éléments cool des différents jeux. Comme ça on met des trucs qu’ils ont aimés dans les différents volets en espérant que celui-ci plaise. Mais pas trop. Metropolitan compte exploiter la licence à fond donc on en garde un peu sous le coude. Un petit Nemesis dès l’épisode 2 ça devrait fonctionner. Et pour montrer notre côté révolutionnaire, faisons-le devenir gentil à la fin. Ça, c’est géant. Le fan va kiffer, il va survendre le film après ça, car tout est possible.

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Globalement, là où je veux en venir après un étalement de 700 mots qui ne sont que ma vision des choses, c’est pour ça que c’est un article débat, que peut-on espérer d’une adaptation d’un jeu vidéo au cinéma ? Qu’attendez-vous de ce genre de film ? Car jouer à un jeu vidéo et voir un film, c’est diamétralement opposé en termes d’immersion. Moi qui suit attirer en premier lieu par l’histoire, quand je vois que l’histoire du jeu n’est pas respectée, ça me rend fou. C’est pour ça que Silent Hill m’a plu. Car Christophe Gans est vraiment fan et s’est entretenu avec Konami pour faire une œuvre fidèle. Warcraft était vraiment plaisant car très réussi visuellement et fidèle dans l’ensemble. Même si au final ils ne valent pas du tout l’expérience de jeu. Mais ça peut inciter à s’intéresser au jeu.

En mai vont sortir les films Rampage et Slender Man. Comment peut-on espérer avoir peur avec ce dernier en regardant un film alors que le cinéma d’horreur ne se renouvelle quasiment plus à quelques films près ? Le film n’est fait que pour surfer sur une marque, un nom. Comme pour les films Dragon Ball.

Je pense que si les adaptations cinématographiques de jeux vidéo se cassent littéralement la gueule au box-office, c’est parce que l’on ne peut transposer une expérience de jeu dans un film. Lorsque l’on joue, on vit une autre vie. Littéralement. On éprouve la peur, on rit, on pleure, on s’amuse, on se détend, et toutes les palettes d’émotions possibles, mais on éprouve tout cela. On le vit. On ne fait pas que le regarder. Donc pour moi, regarder une adaptation c’est avant tout découvrir un univers qui doit me donner envie de m’immerger (si je ne connais pas l’œuvre initial). Mais comme pour les adaptations de livre, c’est souvent bâclé par un manque de temps évident. Sauf que pour les adaptations, c’est également un ratage complet au niveau de l’histoire qui dénature l’œuvre.

Et vous, quels sont vos avis sur les adaptations de jeux vidéo ? N’hésitez pas à écrire des pavés vous aussi, je ferais une synthèse de tout ce qui a été dit dans un article séparé.


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