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Comment Netflix a pu produire un film aussi raciste et stéréotypé ?

Un film à destination des enfants produit par Netflix et qui se targue d'être un croisement entre Independance Day et Les Goonies est en réalité un ramassis de racisme et de stéréotypes affligeant.

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Temps de lecture : 5 min

Un film à destination des enfants produit par Netflix et qui se targue d'être un croisement entre Independance Day et Les Goonies est en réalité un ramassis de racisme et de stéréotypes affligeant.

Comment peut-on à notre époque promouvoir des comportements dangereux, insultants et blessants ; d'autant plus quand ceux-ci sont à destination des enfants ? C'est ce qu'a fait Netflix en produisant et distribuant sur sa plate-forme de SVOD le film Le bout du monde du réalisateur McG.

En effet, dans ce film de science-fiction qui voit évoluer quatre enfants dans un monde envahi par des extraterrestres alors que les pré-ados sont dans un camp de vacance, nous suivons l’histoire d'Alex, féru de nouvelles technologies qui possède autant d’écrans dans sa chambre que les employés de la Nasa, porte un costume en tweed et une cravate tout en surveillant ce qui se déroule sur la station spatiale internationale. Il fera la rencontre de ZhenZhen (ça ne s’invente pas comme prénom), une chinoise qui parle peu au tempérament de feu, de Dariush qui porte un deux-pièces en soie et une chaîne en or ainsi que Gabriel, un enfant mystérieux.

Image du film Le Bout du Monde de McG

Rien qu’avec ce synopsis, on remarque déjà instantanément les stéréotypes concernant les geeks avec le personnage d’Alex, les chinois avec ZhenZhen et les noirs avec Dariush. Mais le plus choquant c’est le racisme ambiant qui règne dans le camp de vacances. Entre le moniteur qui prend l’accent chinois pour parler à ZhenZhen, les mauvais sous-titres qui traduisent “Excuse moi” en mandarin par “Je vous salue, ma belle princesse” ou encore les insultes envers Alex qui est roux, c’est un défilé aberrant de racisme et de discrimination qui se déroule sous nos yeux pendant bien vingt bonne minutes.

Et comme si cela ne suffisait pas, outre les plaintes concernant les blagues et les stéréotypes problématiques du film, les enfants tiennent des propos tellement sexuels et dégradants que ça donne une mauvaise image et un mauvais exemple pour la jeunesse tout en cassant le peu de réalisme que le film a.

McG crache sur l’héritage des Goonies

Si le film Les Goonies synthétise parfaitement le cinéma familial des années 80 au même titre qu’un Gremlins et que n’importe quelle production Amblin, il évoque les valeurs de l’amitié à travers les relations d’une bande de gosses attachants, farfelus et en quête d’aventure. Tous l’inverse de ceux du film scénarisé par Zack Stentz, à qui l’on doit les scénarios de Thor et de X-Men : Le commencement, qui ne souhaitaient pas partir en colo, balance des insultes à tout va et sont tellement stéréotypé qu’ils ne sont pas attachants.

Car Les Goonies c’est avant tout un film sur la camaraderie, les jeux et l’aventure au sein d’une œuvre dont chaque scène regorge de surprises, de mystères et de décors fantastiques. Tout le contraire du film Le bout du monde qui voit ses ados se tirer dans les pattes, qui possèdent des décors plats et mal réalisés mais qui se targue d’être dans la même lignée.

Image du film Le Bout du Monde de McG


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